Les filles à l'atelier

Mardi 24 janvier 2006

Il faut que je vous raconte ce qui arriva à Maman entre le 31 et le 1er janvier.

Avant toute chose, il me faut préciser que Maman est mon maître en tricot, celle qui sait tout faire. Elle est au moins ceinture noire ! 

Voilà donc ma petite Maman qui se lance tranquilou dans une simplissime écharpe noire, avec deux pov' rayures rouges, assorties au bonnet qu'elle avait offert à Monsieur à Noël. Rien de bien compliqué me direz-vous, surtout que dans un élan de simplissisme, elle avait décidé de la faire au point mousse. Mais après tout, pourquoi pas revenir aux choses simples ? Un exercice de Zen en somme...
Oui, ben en la matière, l'exercice de Zen s'est vite transformé en Case-tête chinois !

Deux jours...!!! Elle a passé deux jours sur les 30 premiers rangs ! Trop large. Trop étroit. Pas le bon point. Pas les rayures comme elle veut.
Ma Maman était tombée dans le fameaux Tricangle des Bermudes !!!

On a ri, mais qu'est ce qu'on a ri ! Y'avait des noeuds partout, des petits pelotons de toutes les tailles partout autour d'elle et toujours pas plus de 30 rangs sur les aiguilles.
Jugez-en par vous même.

Il paraîtrait d'ailleurs que cette écharpe n'est pas assez longue et qu'elle pourrait bien être à nouveau un peu bidouillée...
Que doit-on en penser ???

La malédiction du Nouvel an ? Des pelotes ensorcellées ? ... Hum, hum... Tout cela est bizare... Très bizare...

Par Une maille en l'air
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Vendredi 27 janvier 2006

Ici, en Aveyron, l'hiver est rude. Il faut donc trouver des remèdes anti-froid glaçant qui vous pénètre jusqu'aux os.

En cette période de soldes hivernales, comment donc ne pas avoir une pensée émue pour ma prévoyance, mon anticipation. J'avais en effet, acheté l'année dernière un lot conséquent de Fantasia Phildar. 14 pelottes, rendez-vous compte !!! Un gros sac 100 % Laine, qui attendait l'inspiration en haut de l'armoire. Ben l'inspiration est venue avec les premières glaces ! 
J'étais déjà  tombée folle amoureuse du modèle de poncho paru dans le catalogue Phildar de l'automne (son patron est d'une telle sobriété !). Je l'avais réalisé en kid-mohair jaune et grès pour m'accorder aux tons d'automne et ça commençait à me trotter de l'essayer dans d'autres laines. Me voilà donc lancée...

Avec les aiguilles n° 11, ça monte vite !!!
Résultat, moelleux, dense et épais... ce que j'espérais.

Il ne m'a pas fallu longtemps pour me mettre au montage de ce qui promettait d'être un Poncho super-cho !

 

Commença alors l'aventure du Grafting. C'était ma première fois, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à cette couture à plat, tranquile et méticuleuse. Le résultat est propre et sans bourrelet. C'est très chouette.


 

Et voilà !!! C'est fini !!! J'ai ajouté une capuche au modèle d'origine, ce qui lui donne un côté Lutin géant !
Ce Poncho est un régal pour les yeux et une merveille contre le vent froid. D'ailleurs, en ces temps Sibériens, il est mon meilleur ami !

  

Par Une maille en l'air
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Samedi 28 janvier 2006

Je viens de recevoir ce sms de Katia qui est partie à Angoulème sans son bonnet !!!

"Coucou, c'est très joli la neige à Angoulème bienqu'un peu galère... Il paraît que c'est incroyable en Aveyron... Passe une bonne soirée au chaud... Gros bisous... Ca m'aurait bien servi un bonnet... et ça c'est un temps à tricoter..."

Katia a raison. C'est incroyable aujourd'hui... des flocons, des flocons, des flocons... 80 cm de flocons !!!

Je ne dispose pas d'un de ces chars tous terrains qui font crisser la poudreuse sous leur roues, Non, moi, je reste fidèle à ma petite 4L. J'ai beau savoir qu'elle a un petit côté voiture de Gaston Lagaffe, avec sa carosserie passoire et son air désuet... J'ai beau grelotter et maugréer en partant travailler chaque matin (il faut bien 30km de chauffage à fond, avec ventillation au max et tout, pour que je puisse songer à ôter mes gants !)... J'aime cette voiture et je la garde !

 Je n'ai donc pas pu aller travailler ce matin et me suis attaquée au rangement de mon atelier, dont la visite fera, j'en suis sûre l'objet d'un prochain post.

Ayant beaucoup cousu il y a quelques années, j'avais conservé des tas de coupons, futurs projets en cours plus ou moins abandonnés, des "Trukokaou"... Le tout occupait une étagère et la moitié d'un buffet en un amoncellement qui ne donnait pas du tout envie d'y plonger. J'ai donc commencé par le tissu. Trois heures de repassage, de pliage, de tri par famille dans des caissettes en carton de toutes tailles ont été nécessaires !!! Incroyable gain de place, puisque la zone "buffet" se retrouvait disponible (ce n'est évidement plus le cas à la fin de cette journée !!!). Et ça donne sacrément envie de remettre la machine en route !
J'ai regroupé tout le petit nécessaire de mercerie et cogite à la meilleure organisation possible. Depuis ce matin, je fantasme sur une "travailleuse". Ma grand-mère en avait une, qu'elle intitulait "cousette".  J'adorais cet objet un peu étrange, haut perché sur ses quatres pattes un peu galbées. Je vais me mettre en quête...

L'après-midi était bien entamée quand je me suis calée dans le canapé, non sans avoir mis le museau dehors par deux fois ! Fois où je me suis d'ailleurs étalée dans la neige. Super ridicule, sur le dos comme une grosse tortue laineuse, mais hilare !






Avez-vous remarqué comme les flocons s'accrochent à la laine ? Il ne faut pas longtemps pour porter manteau blanc...

Confortablement installée, au chaud et au sec, me voilà m'attelant aux chaussons à fenêtres dont j'ai déniché le patron sur un site que je promets de mentionner dés que je l'aurais retrouvé... Je suis assez contente de l'effet ! On verra au montage...

Par Une maille en l'air
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Mercredi 1 février 2006

Ou Comment un chien, un chat et une humaine partagent un appart-atelier de 30m²...

Un joli petit studio qui donne sur une placette de village et pour l'aménagement intérieur... un coin chambre, un coin bureau, un coin salon, un coin salle à manger (si-si, on y donne des diners), un coin vestibule (assez spacieux par ailleurs) un coin cuisine, une vraie salle de bains (avec baignoire) et un balcon (sur lequel tient le hamac...!!!). Le tout modulable grâce à une logistique de camping-cariste !

Mais faites-vous donc plutôt une idée par vous-même...

Un canapé confort : le coeur de l'atelier !!!!

Remarquez le chat bien camoufflé, roulé en guise d'appui tête !
Quand à Doudou... Et bien ce gros chien est une perle de sagesse dans un si petit espace.


Un buffet pour tout cacher : le stock de laine, de tissus, de perles, de cadres en attente d'images...  

  Dans le couloir, des box en piles et quelques paniers suspendus ne sont pas superflus...

 Ceci pourrait être une sculpture : "atelier compressé" ???

        "saka-ouvrages" ou "l'atelier K-ché" ???

 

Et ma merveille secrète : le filet à laines... pelottes triées, encombrement minimal... j'adore cet objet !!!


Alors, voilà, la visite de l'atelier est terminée. J'espère que ça vous a plu...

Maman, dont l'atelier est en fait itinérant : un incroyable immense sac de toile (cadeau de son fils pour Noel), aime à venir tricoter des heures entières dans mon antre de Maille en l'air, en sirotant un thé aux épices accompagné de quelques douceurs sucrées...


Je voulais vous faire partager un peu de notre plaisir.

A bientôt....

 

Par Une maille en l'air
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Samedi 18 février 2006

Il était une fois un pays où les chaussettes naissaient sur des aiguilles de bois.

Comme par magie, une paire poussait l'autre. Elles venaient toujours au monde par deux, jumelles (ou presque). On en croisait parfois, plus où moins mûres, pendues à une sorte d'étrange petite branche lisse à laquelle elles semblaient se cramponner de toutes leurs petites mailles.

Une fois cueillies, les chaussettes enchantier étaient soigneusement refermées, par le secret d'une couture invisible à l'oeil et au doigts.

Ces chaussettes étaient consommées (ici on dit portées ou enfilées) par un peuple aux moeurs étranges : Les PIEDS-FROIDS, dont la caste de prétresses : les tricoteuses, jouissaient d'un pouvoir sans pareil. C'étaient elles qui donnaient naissance aux chaussettes enchantier. Une fois passé le rite initatique du "Oh, celles là sont pour moi" que le futur Porteur de Chaussettes devait pousser avec une certaine intonation dans la voix... un vrai désir... Elles étaient adoptées.

Et c'est comme ça que les chaussettes enchantier se transformaient enfin en chaussettes enchantées...

 

Par Une maille en l'air
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